- Mesure et suivi des coûts
- Recouvrement des coûts
- Audit des fournisseurs
- Tableau de bord des fournisseurs
- Action corrective en boucle fermée
- Impliquer les fournisseurs dans les systèmes de qualité
Meilleures pratiques de gestion de la qualité des fournisseurs
Pratique n° 1 : Mesurer et surveiller le coût de la mauvaise qualité des fournisseurs
Nombre d’organisations ne surveillent ni ne mesurent le coût de la mauvaise qualité des fournisseurs imputable à ces derniers. Certaines entreprises se contentent de suivre leurs fournisseurs en mesurant les rebuts et l’augmentation des stocks immobilisés. Pour un suivi précis des coûts liés à la non-qualité des fournisseurs, il convient de calculer l’ensemble des indicateurs suivants :
- Coûts de rebut, de retouche, de tri et de traitement dus à une mauvaise qualité.
- Stocks bloqués et coûts d’exploitation supplémentaires suite à un échec d’inspection.
- L’arrêt de la ligne est attribué à une mauvaise qualité.
- L’utilisation d’équipements dont la capacité de retouche est limitée par une mauvaise qualité réduit l’utilisation globale de la chaîne de production.
- Frais de transport liés à l’expédition express vers les clients/usines en aval.
- Frais de garantie dus à une mauvaise qualité.
- Frais de rappel liés à la mauvaise qualité des produits expédiés aux clients.
Exercice n° 2 : Recouvrement des coûts
Les entreprises doivent collaborer activement avec leurs fournisseurs pour améliorer la qualité de leurs produits et ainsi réduire leurs propres coûts liés à la non-qualité. Par conséquent, un système de recouvrement des coûts, qui facture aux fournisseurs la fourniture de composants de mauvaise qualité, constitue un moyen efficace d’instaurer une discipline et une responsabilisation accrues au sein de la chaîne d’approvisionnement.
Exercice n° 3 : Audit des fournisseurs
Les audits fournisseurs constituent l’un des meilleurs moyens de garantir le respect des processus et procédures convenus lors de la sélection du fournisseur. Ces audits permettent d’identifier les non-conformités dans les processus de fabrication, d’expédition, de gestion des modifications techniques, de facturation et de qualité. Suite à l’audit, le fournisseur définit les actions correctives qu’il doit mettre en œuvre dans un délai convenu. Un audit ultérieur permet de vérifier la bonne application de ces actions.
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Exercice n° 4 : Tableau de bord des fournisseurs
Les tableaux de bord fournisseurs constituent l’une des meilleures méthodes pour évaluer la performance relative des fournisseurs au sein de la base de fournisseurs et suivre l’amélioration de leur qualité au fil du temps. Ces tableaux de bord fournissent également des données utiles pour les négociations commerciales futures. Voici les principaux indicateurs opérationnels que les grands fabricants suivent dans leur tableau de bord fournisseurs :
- PPM des composants du fournisseur.
- Nombre d’actions correctives au dernier trimestre.
- Délai moyen de réponse et de résolution des actions correctives.
- Nombre de rapports 8D traités par mois.
- Niveaux de stock bloqués.
- Nombre d’heures de retouche dues aux composants du fournisseur.
- Pourcentage du coût réel des produits de mauvaise qualité récupéré auprès des fournisseurs.
- Nombre de plaintes de clients concernant la qualité du produit.
- Réserves de garantie.
- Classement relatif des fournisseurs.
- Performance par rapport à la référence.
Exercice n° 5 : Action corrective en boucle fermée
La réduction systématique des coûts liés à la non-qualité peut être obtenue par la mise en place d’un système de management de la qualité (s’il n’existe pas déjà) ou par l’amélioration du système existant afin de garantir un processus d’actions correctives intégré et en boucle fermée. Dans une entreprise manufacturière, en cas d’écarts, de non-conformités, de non-respect des spécifications, d’incidents qualité ou de réclamations clients, des actions correctives et préventives doivent être mises en œuvre pour résoudre les problèmes.
Une fois qu’un problème de qualité a été identifié, la première étape consiste à lancer une enquête et à identifier correctement la cause profonde du problème, ce qui doit être fait correctement.
Une fois la cause première identifiée, des actions correctives sont définies et soumises à approbation. Après approbation, les modifications appropriées sont mises en œuvre dans l’environnement de travail, puis l’action corrective est clôturée. Ces modifications peuvent inclure des amendements à une procédure documentée, le perfectionnement des compétences d’un employé par le biais d’une formation et d’une certification, ou le réétalonnage des équipements de production.
Pratique n° 6 : Impliquer les fournisseurs dans les systèmes de qualité
Il est essentiel que les fabricants impliquent leurs fournisseurs dans tous les aspects de leur système de gestion de la qualité, afin que la chaîne d’approvisionnement soit pleinement intégrée au système mis en place. Les principales exigences sont les suivantes :
- Le fournisseur doit pouvoir fournir au fabricant des données relatives à la qualité. Un système de gestion de la qualité en ligne réduit considérablement le coût total de possession pour le fournisseur en fournissant les informations pertinentes à un client clé, sans qu’il ait à déployer de logiciel en interne.
- Le fabricant devrait pouvoir faire en sorte que chaque acteur concerné de sa chaîne d’approvisionnement utilise le système qualité sans avoir à former chaque utilisateur occasionnel.
Conclusion
La gestion de la qualité des fournisseurs ne se limite pas à la correction des défauts ; elle vise à créer un cadre collaboratif et fondé sur les données permettant de prévenir les problèmes avant même qu’ils ne surviennent. Du suivi du coût de la non-qualité à l’implication des fournisseurs dans des systèmes de qualité intégrés, chaque bonne pratique renforce la fiabilité et la performance de la chaîne d’approvisionnement. En s’engageant dans ces stratégies, les entreprises améliorent la qualité de leurs produits, réduisent leurs coûts opérationnels et bâtissent des partenariats durables avec leurs fournisseurs, fondés sur la confiance, la responsabilité et l’amélioration continue. Il en résulte une chaîne d’approvisionnement résiliente, capable de répondre aux attentes des clients de manière constante.
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